L'Epilepsie ?

L'Epilepsie?


Qu'est-ce que l'épilepsie ?


L’épilepsie est une maladie neurologique mal connue, qui touche près de 500 000 personnes en France, dont la moitié a moins de 20 ans. Elle se caractérise par la répétition de crises imprévisibles, soudaines et souvent très brèves, qui prennent des formes très diverses. C’est la raison pour laquelle il faut parler « DES » épilepsies et non de l’épilepsie.

Ces crises qui surviennent par surprise ont longtemps entouré la maladie d’un halo de mystère.
Aujourd’hui, on sait que son origine est cérébrale et liée à des décharges anormales au sein de réseaux de neurones que l’électro-encéphalogramme peut enregistrer. Mais la peur de l’épilepsie, en partie entretenue par la diffusion des idées reçues, est souvent plus lourde à porter que la maladie elle-même ; on parle de double maladie : pathologie mais aussi maladie sociale du fait du regard des autres.



Les origines


Les épilepsies symptomatiques
Elles sont dues à une lésion cérébrale : malformation congénitale, encéphalite, séquelles d’une souffrance à la naissance, traumatisme crânien, accident vasculaire cérébral, tumeur, infections du Système Nerveux Central, maladies neurologiques évolutives, anomalies des chromosomes, malformations cérébrales…

Les épilepsies cryptogéniques
Lorsque qu’une cause est suspectée, mais ne peut être prouvée par les moyens diagnostiques actuels, on parle d’épilepsie cryptogénique.dont le nombre est en constante diminution du fait de l’évolution permanente des techniques d’exploration.

Les épilepsies idiopathiques
Elles présentent un caractère génétique plus ou moins démontrable et concernent des sujets le plus souvent sans lésion cérébrale.
La prédisposition génétique n’induit pas que l’épilepsie soit une maladie héréditaire donc transmissible (de manière simple et facile). La transmission de l’épilepsie est très complexe et ne concerne qu’un petit nombre de cas. De plus, la même anomalie peut avoir des conséquences différentes selon les personnes.
Les cas d’épilepsie provoqués par une maladie, transmise elle-même génétiquement, sont à considérer différemment.

Les épilepsies idiopathiques de l’adulte sont toujours généralisées. Ce sont essentiellement des épilepsies, datant de l’enfance ou de l’adolescence, n’ayant pas guéri mais le plus souvent en rémission durable sous traitement.

Les épilepsies symptomatiques ou cryptogéniques sont le plus souvent partielles. Elles représentent près de 80% des épilepsies de l’adulte. L’épilepsie peut être ancienne, en relation avec une atteinte cérébrale qui s’est produite dans l’enfance ; elle peut être récente, nécessitant la pratique d’un bilan à la recherche d’une cause séquellaire ou évolutive.



Qui est concerné ?


L’épilepsie peut apparaître à n’importe quel âge, mais elle survient plus fréquemment aux âges extrêmes de la vie, chez les enfants et adolescents, ou bien chez les personnes âgées.

Dans le monde, plus de 40 millions de personnes sont concernées. En France, environ 500 000 personnes sont répertoriées dont 250 000 jeunes de moins de 20 ans. 5 % de la population est ainsi susceptible de faire une crise, un jour. De fait, chaque jour, 100 personnes présentent une première crise, soit près de 40 000 par an. Une fois sur deux, cette crise peut inaugurer une maladie épileptique qui est, après la migraine, la première raison de consultation d’un neurologue.

L’épilepsie ne connaît pas de frontières géographiques, raciales ou sociales.



Les différentes formes


La manifestation visible de l’épilepsie est la crise. Mais on restreint à tort ces crises à la crise tonicoclonique convulsive généralisée, qui se traduit par une perte de connaissance brutale souvent inaugurée par un cri, une contraction musculaire globale, des secousses de l’ensemble du corps, une reprise sonore de la respiration puis un retour progressif à une conscience normale après une période de confusion puis d’abattement. C’est cette crise que retient l’imaginaire collectif, c’est celle qui fait le plus peur par son côté spectaculaire. En réalité, les symptômes cliniques - la manifestation de la crise - varient selon la fonction du cortex cérébral intéressé par la décharge responsable de la crise mais aussi selon que cette décharge a un point de départ localisé sur le cortex (on parle alors d’épilepsie partielle) ou non.

Un médicament contre l'épilepsie permet d'acquérir l'oreille absolue?

Un médicament contre l'épilepsie permet d'acquérir l'oreille absolue?


Seule une personne sur 10 000 en est naturellement dotée. L'oreille absolue, cette capacité à identifier et nommer n'importe quelle note de musique entendue, même isolée, se développe en principe avant l'âge de 7 ans.
 Mais un médicament contre l'épilepsie permettrait de rouvrir, chez l'adulte, une période d'apprentissage propice à l'acquisition de l'oreille absolue, raconte le site Gizmodo (en anglais), dimanche 5 janvier.
Le valproate était déjà connu pour des effets similaires sur les souris. Des rongeurs adultes avaient en effet pu acquérir des compétences en principe développées plus tôt, précise le résumé de l'étude (en anglais)
L'équipe du professeur Takao Hensch, de l'université de Harvard, a testé le médicament sur un groupe d'hommes en bonne santé, dépourvus de formation musicale, avant de leur demander d'exercer leur oreille. Ceux qui avaient pris du valproate ont obtenu des résultats "nettement meilleurs" que les patients ayant pris le placebo.
La découverte pourrait avoir des applications bien au-delà de la musique, selon Takao Hensch. "Un certain nombre d'aptitudes ne peuvent être acquises que pendant des périodes limitées, comme le langage, par exemple. 
L'idée ici était de trouver un moyen de rouvrir la plasticité du cerveau (sa capacité à se modifier) et de la coupler avec un entraînement approprié, pour permettre à un cerveau adulte de redevenir jeune", explique le chercheur à la radio NPR (en anglais).

Chirurgie de l’épilepsie ?

Chirurgie de l’épilepsie ?


La chirurgie ne s’adresse qu’à la fraction trés limitée des épilepsies qui ne sont pas contrôlées par le traitement médical. La notion de pharmacorésistance sera donc d’abord précisée.

Certaines interventions ont pour but d’éliminer les crises ou tout au moins d’en diminuer suffisemment le nombre pour obtenir un bénéfice conséquent, améliorer le confort de vie des patients et permettre la meilleure insertion socio-professionnelle possible. Ces interventions s’adressent à certaines formes d’épilepsies partielles. Une première modalité chirurgicale se limite à l’exérèse de la lésion responsable de l’épilepsie quand cette lésion est identifiée ("lésionectomie"). Mais le plus souvent l’ablation du foyer épileptique lui-même (cortectomie) est nécessaire. Il faut s’assurer que le foyer, défini comme étant la région du cortex cérébral responsable de l’élaboration des crises, est unique et son exérèse sans risque fonctionnel. 

Quand le foyer épileptique interesse un hémisphère lésé dans sa plus grande partie comme lors des hémiplégies cérébrales infantiles, il est parfois possible de proposer une hémisphèrectomie ou plus précisemment les nouvelles techniques qui permettent une exclusion fonctionnelle totale de l’hémisphère lésé. Quand le foyer épileptique intéresse une région corticale inaccessible à une résection car situé en région hautement fonctionnelle, la technique des "trans-sections sous-piales" a été proposée. Cependant les résultats ne sont pas encore suffisemment évalués.


D’autres interventions ont pour but de seulement diminuer l’expression clinique des crises pour les rendre fonctionnellement plus tolérables. Leur principe est basé sur la limitation de l’extension de la décharge épileptique en sectionnant les voies de propagation préférentielles.

 Ce sont surtout les callosotomies, partielles ou totales, qui tendent à empècher la bilatéralisation des décharges critiques par le corps calleux. Elles s’adressent surtout aux épilepsies d’origine bi-frontale mais ont été également proposées pour certaines formes d’épilepsies généralisées cryptogèniques ou symptomatiques telles que le syndrome de LENNOX-GASTAUT.

II - LES EPILEPSIES PHARMACORESISTANTES

Ne sont justiciables de la chirurgie que les épilepsies pharmacorésistantes. Mais avant de considérer une épilepsie comme réellement difficile à traiter plusieurs points doivent être préciser : 

- S’assurer que les crises persistantes sont bien d’ordre épileptique. En effet, les épileptiques non stabilisés présenteraient des crises psychogènes dans environ 15% des cas. Il est évident que ce type de crise ne peut pas être contrôlé par un traitement anti-épileptique.

 Le diagnostic du type de crise et l’évaluation de leur fréquence respective peut être trés difficile et nécessite un monitoring EEG-vidéo pour étudier de façon concommittante l’aspect clinique des crises et leur traduction électroencéphalographique. 

- Le diagnostic syndromique doit être bien posé et l’épilepsie correctement classée. Certains médicaments anti-épileptiques ayant une grande spécificité, un mauvais choix thérapeutique peut être responsable d’une pseudo-résistance. 

- Vérifier que les traitements qui ont échoués ont été pris correctement. Une mauvaise observance des prescriptions est courante dans l’épilepsie, comme dans d’autres maladies chroniques.

La pharmacorésistance commence quand un antiépileptique de première ligne, pris à la dose maximum tolérée et quelque soit le taux plasmatique, ne permet pas le contrôle des crises. En effet, certains patients supportent bien et bénéficient de doses de médicaments amenant des taux plasmatiques qui, chez d’autres, entraîneraient des signes de surdosage.

 L’adjonction d’un deuxième, voir d’un troisième antiépileptique de première ligne ne permet un meilleur contrôle que dans un petit nombre de cas supplémentaire. Il apparait que la proportion d’épilepsies réellement pharmacorésistante est évaluée à 25% mais toutes ne relèvent cependant pas d’un traitement chirurgical (ROUGIER, 1992).

DÉCLARATION AFRICAINE CONTRE L'ÉPILEPSIE ?

DÉCLARATION AFRICAINE CONTRE L'ÉPILEPSIE ?

Sous l'égide de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), de la Ligue Internationale Contre l'Épilepsie
(LICE) et du Bureau International pour l'Épilepsie (BIE), dans le cadre de la Campagne Mondiale Contre
l'Épilepsie,  une  réunion  "Épilepsie:  Priorité  de  Santé  Publique  en  Afrique"  a  été  organisée  à  Dakar,  Sénégal, les 5 et 6 Mai 2000.  Des professionnels de la santé et des sciences sociales et des représentants d'universités de chaque région  Africaine ont adopté à l'unanimité la Déclaration suivante:


CONSIDÉRANT QUE : _ l'épilepsie est la maladie neurologique chronique sévère la plus fréquente, touchant plus de 50 millions
de personnes dans le monde, dont 10 millions en Afrique, quels que soient la race, la religion, le sexe,
l'âge et le statut social, _ l'épilepsie n'est pas une maladie infectieuse et les crises ne sont pas contagieuses, _ toute épilepsie peut être traitée de manière efficace et peu coûteuse, _ 3/4 des patients en Afrique n'ont pas accès aux soins de santé appropriés, _ l'information  sur  l'épilepsie,  le  personnel  qualifié,  les  moyens  diagnostiques,  les  médicaments  anti­  épileptiques, le traitement chirurgical  ne sont pas disponibles pour la majorité des épileptiques, pour  des raisons géographiques, financières ou culturelles,

_ les croyances en des causes surnaturelles de l'épilepsie et dans le traitement traditionnel contribuent à la
sous­utilisation des structures sanitaires, à la discrimination et à l'exclusion sociale, _ tous ces facteurs concourent à un handicap et une mortalité plus élevés en Afrique qu'ailleurs, _ l'épilepsie a un important retentissement physique, psychologique et social chez  les personnes qui en  souffrent et leurs familles, _ les enfants et les adolescents paient un lourd tribut à ce fléau, _ les causes évitables sont plus fréquentes en Afrique, notamment les infections, l'absence de surveillance


des grossesses et des accouchements, les traumatismes crâniens et la consanguinité, _ l'épilepsie n'est pas suffisamment prise en compte dans les plans d'actions sanitaires,
NOUS PROCLAMONS :  que l'épilepsie est une priorité de santé publique en Afrique et que les Gouvernements doivent développer  un programme national spécifique permettant: _ de prendre en compte les besoins concernant l'épilepsie en matière d'accès au personnel qualifié,  aux  moyens  diagnostiques  modernes,  aux  médicaments  anti­épileptiques  et  au  traitement


chirurgical; d'information et de communication, prévention et insertion sociale, _ d'améliorer la formation des professionnels en matière d'épilepsie, _ d'améliorer la compréhension par le patient, son entourage et le public, de l'épilepsie, maladie

neurologique universelle, non transmissible et curable, _ de lutter  contre les préjugés néfastes et les discriminations dans tous les aspects de la vie,  en  particulier à l'école et au travail, _ d'insérer des actions de prévention  et de traitement de l'épilepsie, dans les  autres programmes

nationaux de santé en matière de santé maternelle, infantile, mentale, des grandes endémies, des
traumatismes  et  des  pathologies  vasculaires,  et  dans  les  programmes  de réhabilitation  à  base
communautaire, _ de favoriser les échanges avec les tradi­thérapeutes, _ d'encourager les secteurs public et privé, et les partenaires au développement, à s'impliquer dans


les activités locales de la Campagne Mondiale contre l'épilepsie, _ d'encourager la recherche fondamentale et appliquée sur l'épilepsie, _ d'instituer une Journée Nationale contre l'épilepsie, _ d'encourager la coopération régionale et continentale.

L'épilepsie chez le chat

L'épilepsie chez le chat





Les crises épileptiques ou convulsives sont moins fréquentes chez le chat que chez le chien. Elles surgissent à l’improviste et s’articulent généralement en 3 phases.

La première est l’aura épileptique qui consiste en comportements exceptionnels et irraisonnés, telles que fugues soudaines et miaulements brusques et aigus, désorientation, tendance à se gratter furieusement.

Elle est suivie de l’attaque épileptique à proprement parler, qui peut se limiter à de brèves crises de convulsion ou, comme c’est plus souvent le cas, se manifester par des pertes de connaissance, des miaulements intenses, des hurlements, des crampes des muscles de la mâchoire, de la salivation, des mictions (action d'uriner) et/ou évacuations involontaires. Elles durent généralement de quelques secondes à 2 minutes maximum, et lorsque le chat reprend connaissance, il est d’abord étourdi, puis anxieux, avant de revenir à la normalité.

Crises épileptiques ou état épileptique ?

Lorsqu’en revanche les convulsions persistent et se répètent sans arrêt on parle d’un état épileptiquequi, étant donné sa gravité, requiert une hospitalisation immédiate du chat qui est alors soumis à des thérapies spécifiques.
Chez le chat, les épilepsies sont très souvent consécutives à d’autres maladies telles que : pathologies et tumeurs cérébrales, oxygénation insuffisante du cerveau provoquée par un déficit cardio-pulmonaire, anémies, intoxications, empoisonnements graves et dysfonctionnements hépatorénaux.
Dans ces cas-là, les traitements doivent cibler la cause de l’épilepsie. En revanche, après que tous les examens ont été effectués, si l’on n’arrive pas à en déceler l’origine, on peut considérer l’épilepsie comme une forme idiopathique (survenu sans cause apparente) qui sera contrôlée grâce à des médicaments spécifiques et par des examens sanguins périodiques.
Attention : au cours d’une crise d’épilepsie, il ne faut pas essayer de tenir le chat qui peut mordre ou griffer involontairement. S’il va se cacher dans un recoin de la maison, le mieux est d’essayer de l’envelopper dans des couvertures ou des coussins avec beaucoup de calme et des gestes lents, pour éviter qu’il ne se blesse au cours des convulsions.

L'épilepsie : une maladie impressionnante

L'épilepsie : une maladie impressionnante?



L'épilepsie est la maladie neurologique la plus fréquente après la migraine. Elle peut provoquer des crises de convulsions parfois impressionnantes. Pourtant, l'épilepsie est une maladie peu sévère pour environ les trois-quarts des personnes qui en souffrent.

Qu'appelle-t-on épilepsie ?

L'épilepsie est une maladie neurologique chronique définie par la répétition spontanée de crises provoquées par l'hyperactivité extrême d'un groupe de neurones (cellules nerveuses) dans le cerveau. Ces crises soudaines sont le plus souvent de courte durée et leurs manifestations ne sont pas toujours celles qui viennent spontanément à l'esprit lorsqu'on évoque cette maladie.
Une seule crise de type épileptique ne suffit pas pour dire qu'une personne souffre d'épilepsie. Il n'est pas rare que ce type de crise survienne une seule fois chez une personne et ne se reproduise jamais. Dans ce cas, la personne ne souffre pas d'épilepsie. Seule la répétition des crises permet de définir une épilepsie.

Qu'est-ce qu'une crise d'épilepsie ?

Le cerveau est constitué de cellules nerveuses, appelées neurones, qui communiquent entre elles par des signaux chimiques et électriques. Lorsqu'un groupe de neurones est soudain, pour une raison ou une autre, le siège d'une activité électrique excessive et désorganisée, cette activité électrique va se propager aux zones du cerveau avoisinantes, voire à l'ensemble du cerveau. Tout se passe comme si le cerveau, soudain soumis à une sorte d'orage électrique, cessait de fonctionner normalement : c'est la crise d'épilepsie. Après quelques minutes, l'orage se calme et la crise d'épilepsie cesse.
Selon la zone du cerveau où se produit cette hyperactivité électrique, les symptômes seront différents. L'épilepsie est dite "partielle" ou "focale" (du latin focus : foyer) lorsqu'une partie seulement du cerveau est l'objet de cette activité électrique excessive. L'épilepsie est dite "généralisée" lorsque l'ensemble du cerveau est touché.
Ainsi, il n'y a pas "une" épilepsie, mais de multiples formes d'épilepsie, caractérisées par plusieurs critères : leur cause, leur localisation dans le cerveau, l'âge de début de la maladie, et leur évolution, bénigne ou sévère.

L'épilepsie est-elle fréquente ?

On estime qu'il y a environ 450 000 personnes épileptiques en France (soit dix fois moins que les quatre millions de personnes souffrant de migraines). Près de 40 millions de personnes souffrent d'épilepsie à travers le monde, avec une légère prédominance masculine.
L'épilepsie peut débuter à tout âge. Elle apparaît cependant plus fréquemment aux âges extrêmes de la vie, chez l'enfant et chez les personnes âgées. Plus de la moitié des épilepsies commencent pendant l'enfance : chaque année, environ 4 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chez l'enfant.
Chez les seniors, l'épilepsie peut être provoquée par des lésions du cerveau, par exemple à la suite d'un accident vasculaire cérébral (AVC) ou d'une tumeur. Cependant, pour près de la moitié des cas d'épilepsie chez la personne âgée, aucune cause précise n'est retrouvée. Lorsque le traitement est bien supporté, ces épilepsies sont de faible gravité. Cependant, la mauvaise tolérance des traitements antiépileptiques reste le problème principal chez la personne âgée, le plus souvent à cause d'autres maladies ou d'autres traitements qui compliquent la prise en charge de l'épilepsie.

Quels sont les symptômes de l'épilepsie ?

L'épilepsie correspond à une activité électrique anormale dans le cerveau qui se traduit par des crises dites épileptiques. Ces crises ne sont pas toutes identiques. Selon leur forme et leur intensité, on en distingue plusieurs types. Leur répétition spontanée définit l'épilepsie et il est important que l'entourage puisse décrire les symptômes observés au cours des crises afin d'aider le neurologue dans son diagnostic et dans la prise en charge de la maladie.
L'épilepsie partielle
Les crises d'épilepsie sont dites "partielles" ou "focales" lorsque l'hyperactivité électrique ne touche qu'une zone localisée du cerveau, sans s'étendre. Dans ce cas, la personne reste consciente.
Ces crises partielles sont dites "simples" lorsqu'elles provoquent des symptômes discrets comme des hallucinations (tous les sens peuvent être touchés), des contractions musculaires, des fourmillements dans les membres ou des bouffées d'émotion inattendues.
Les crises partielles sont dites "complexes" lorsqu'elles se traduisent également par un regard fixe, des gestes répétitifs et sans raison d'être, ainsi qu'une impossibilité de se souvenir clairement de ce qui s'est passé pendant la crise.
L'épilepsie généralisée
Les crises d'épilepsie sont dites "généralisées" lorsque l'hyperactivité électrique s'étend de sa zone d'origine à l'ensemble du cerveau. On distingue quatre types de crises d'épilepsie généralisées. Certaines personnes épileptiques ressentent des symptômes annonciateurs de la crise qui vient : ce phénomène d' "aura" peut se traduire par des hallucinations, de la nervosité ou de l'irritabilité, un sentiment de peur ou des impressions de "déjà-vu".
  • Les absences généralisées
Les absences, autrefois appelées "petit mal", touchent essentiellement les enfants entre cinq et douze ans. Il s'agit d'une crise d'épilepsie sans convulsion : la personne perd le contact avec son entourage pendant quelques secondes, son regard est dans le vague et elle peut cligner des paupières. Ce phénomène peut se répéter plusieurs fois par jour ou, parfois, par heure. Les parents et les enseignants pensent parfois que l'enfant est un rêveur souvent dans la lune.
  • Les crises tonico-cloniques
Les crises tonico-cloniques sont celles qui viennent à l'esprit lorsqu'on pense à l'épilepsie. Également autrefois appelées "grand mal", elles se traduisent par une perte de connaissance entraînant une chute, des convulsions, l'apparition de bave au bord des lèvres (les mâchoires sont contractées et la personne ne déglutit plus) et, parfois, des vomissements, une perte d'urine ou de selles, ainsi qu'un bref arrêt de la respiration qui provoque une cyanose (la personne bleuit).
Ce type de crise est impressionnant pour l'entourage et peut être à l'origine de blessures provoquées par la chute et la perte de connaissance. Le plus souvent, la crise s'arrête d'elle-même en moins de deux minutes.
En termes médicaux, c'est une crise généralisée tonico-clonique, car elle comporte deux phases : elle enchaîne une période de contraction musculaire intense (phase tonique) et une période de convulsions (phase clonique). Lorsque la personne reprend conscience, elle est désorientée, fatiguée et éprouve un fort besoin de dormir.
  • Les crises myocloniques
Les crises dites "myocloniques" se traduisent par des secousses musculaires brusques et répétées, au niveau des bras et des jambes, survenant essentiellement au réveil ; la personne s'en rend compte et peut lâcher des objets ou tomber. Cette forme de crise s'observe par exemple chez un adolescent qui renverse, de façon involontaire, son verre de jus de fruit ou son bol de chocolat au petit déjeuner.
  • Les crises atoniques
Plus rares, les crises atoniques se traduisent par une perte soudaine de tonus musculaire. La personne s'affaisse sur elle-même pendant quelques secondes, puis se relève et peut recommencer à marcher sans problème.
Comment évolue l'épilepsie ?
De nombreuses formes d'épilepsie évoluent vers une guérison spontanée au bout d'un temps variable (souvent plusieurs années). C'est le cas pour environ 60 % des patients dont les crises sont bien contrôlées par les médicaments antiépileptiques. Les crises disparaissent et il est possible d'arrêter définitivement le traitement, de façon progressive et sous surveillance médicale, sans risque de récidive. Plus de la moitié des d'enfants épileptiques guérissent complètement avant d'atteindre l'âge adulte en raison de la maturation de leur système nerveux.
Une forme grave peut se stabiliser à long terme et devenir moins sévère, mais l'inverse est également possible. Dans la majorité des cas, le traitement a un effet bénéfique : un tiers des patients voient leurs crises disparaître totalement, et pour un autre tiers, la fréquence des crises est diminuée de plus de moitié.
Les complications de l'épilepsie
Une crise généralisée tonico-clonique peut se compliquer de traumatismes liés à la chute (ou à un accident), de destruction des cellules des muscles (du fait de la contraction intense pendant la phase tonique de la crise) ou d'une pneumopathie d'inhalation, c'est-à-dire une maladie des poumons liée au passage du contenu de l'estomac dans les voies respiratoires pendant la crise.
De plus, une crise prolongée peut avoir des conséquences durables au niveau du cerveau du fait de l'apport insuffisant d'oxygène et de la libération massive de messagers chimiques par les neurones. Pour cette raison, une crise anormalement longue ou intense, ou qui laisse une impression différente des crises précédentes, justifie une consultation en urgence pour prévenir l'apparition de séquelles neurologiques.

Tout savoir sur l'épilepsie

Tout savoir sur l'épilepsie ?

L'épilepsie est une maladie neurologique due à une hyperactivité cérébrale paroxystique. Elle se manifeste de façon assez spectaculaire : convulsions, perte de conscience, bave et parfois hallucinations auditives et visuelles.

Longtemps, l'épilepsie a été associée à la folie, avec l'image moyenâgeuse de la sorcellerie et de la démence. Ce n'est pas unemaladie mentale, l'épileptique conserve toutes ses facultés intellectuelles et bien souvent son QI est supérieur à la  normale, en raison d'une suractivité cérébrale...

L'épilepsie est une maladie très complexe, on peut distinguer quatre formes de la maladie :
1. la forme la plus courante est bénigne et disparaît à l'adolescence (un traitement médical pendant quelques années suffit à l'éradiquer)
2. l'épilepsie pharmaco-sensibleassez courante également qui concerne 30 à 40 % des cas. La rémission est permanente et entraîne un arrêt du traitement;
3. l'épilepsie pharmacodépendante qui touche environ 10 % des cas: un arrêt du traitement entraîne une rechute;
4. l'épilepsie pharmaco-résistante: c'est une forme grave de la maladie qui touche 20 % des cas et qui résiste à tous les traitements. Elle handicape lourdement la vie des malades sur le plan social comme professionnel. Dans ce cas, la chirurgie peut les aider à guérir: l'opération consiste en une ablation de la zone du cerveau «épileptogène» qui déclenche les crises.
En général, la maladie se déclare pendant l'enfance, mais l'épilepsie peut se manifester à n'importe quel âge. Le traitement stoppe les crises ou diminue considérablement leur intensité (nécessité de le suivre régulièrement).

À chaque patient correspond un traitement
, le médecin va tester plusieurs dosages et médicaments avant de proposer une prescription.

Cette maladie altère lourdement la qualité de vie
 des patients: chutes non contrôlées pouvant se produire en public, rejet  des autres et parfois isolation de la personne atteinte. L'entourage proche souffre avec le malade...

Notre conseil 

Si vous avez un enfant épileptique, il est important pour lui et pour son bien-être qu'il partage des activités ludiques avec les autres enfants de son âge. Inscrivez-le à des activités sportives et en groupe, pour éviter qu'il ne souffre de l'exclusion.

L'épilepsie, une maladie pas comme les autres ?

L'épilepsie, une maladie pas comme les autres ?


Alors que 500 000 personnes en France sont épileptiques, cette maladie reste mal connue. Le public n'en retient que ses manifestations les plus spectaculaires : cris, convulsions, "bave aux lèvres", perte de connaissance… Pourtant l'épilepsie ne se réduit pas à ces quelques symptômes.
L'épilepsie est l'affection neurologique chronique la plus fréquente : une personne sur deux cents est touchée par cette maladie. Une maladie synonyme d'angoisse pour les malades craignant la survenue d'une crise. N'importe quand. N'importe où. Et au-delà du retentissement physique, la crainte de l'exclusion, l'épilepsie est devenue une véritable maladie sociale qui tend à marginaliser ceux qui en sont victimes, de l'école et jusqu'à la fin de leur vie.

Les enfants premières victimes

L'épilepsieLorsqu'on évoque l'épilepsie, on devrait plutôt parler des épilepsies, tant les affections sont diverses, tant le pronostic et les modalités de traitement sont différents. Si les enfants sont les premiers touchés, la plupart des épilepsies sont heureusement bénignes en pédiatrie. Le taux maximum de la maladie se situe entre 0 et 1 an et reste très important jusqu'à 10 ans. Il décroît ensuite progressivement pour se maintenir à des taux faibles entre 30 et 50 ans et remonte de façon spectaculaire après 75 ans.
On estime que la durée de vie moyenne d'une épilepsie est de 12 à 15 ans. Certaines formes sans gravité guérissent toujours alors que d'autres ne connaîtront jamais de rémission spontanée.
On distingue en fait quatre types d'épilepsie :
  • L'épilepsie spontanée bénigne (20 à 30 % des cas). Les malades répondent bien à un traitement médical que l'on peut arrêter au bout de quelques années ;
  • L'épilepsie pharmacosensible (30 à 40 % des cas). La rémission est permanente sous traitement et il est possible d'envisager l'arrêt de la médication ;
  • L'épilepsie pharmacodépendante (10 à 20 % des cas). L'arrêt du traitement entraîne des rechutes systématiques ;
  • L'épilepsie pharmacorésistante (20 % des cas). Cette forme d'épilepsie grave résiste à tous traitements médicamenteux. Au plan individuel, cette forme d'épilepsie constitue un handicap important aux conséquences socio-professionnelles souvent majeures.
Alors que l'examen neurologique ne souligne aucune particularité dans les trois premières  formes de la maladie, il est la plupart du temps anormal pour les patients pharmacorésistants. C'est alors que la chirurgie peut parfois être envisagée.

Les progrès de la chirurgie

Les épilepsies graves, résistantes aux médicaments, constituent un véritable handicap pour les patients. Plus de 80 000 personnes en France sont concernées. Pour nombre d'entres eux, l'intervention chirurgicale pourrait être synonyme de guérison. Faute d'équipement, faute de moyens,

 l'opération qui consiste à effectuer une ablation de la zone du cerveau dite « épileptogène », n'est encore pratiquée que par un nombre d'équipes limitées. Pourtant, il faudrait pouvoir agir vite. Dès l'enfance même quand la plasticité du cerveau est encore importante. "Mais aujourd'hui 200 à 300 patients sont opérés chaque année, explique le Dr Dominique Broglin, alors qu'environ 50 000 personnes sont des postulants potentiels à l'intervention".

L'oreille absolue grâce à un médicament contre l'épilepsie ?

L'oreille absolue grâce à un médicament contre l'épilepsie ?

Des chercheurs de l'université de Harvard ont découvert que le valproate, un médicament utilisé pour combattre l'épilepsie, pourrait également permettre aux adultes d'acquérir l'oreille absolue.

Quel musicien ou mélomane n'a jamais rêvé - s'il n'en pas déjà la chance - d'avoir l'oreille absolue? Cette capacité à reconnaître n'importe quelle note de musique entendue - voire même de savoir instantanément que le lave-vaisselle produit un sol dièse lorsqu'il est en marche - est plutôt rare.

 Seule une personne sur 10 000 en est naturellement dotée et cette faculté se développerait en principe durant une courte période située avant l'âge de 7 ans.

Mais voilà qu'un médicament, le valproate, normalement prescrit pour soigner l'épilepsie, pourrait permettre d'acquérir l'oreille absolue à l'âge adulte. C'est du moins ce qu'a démontré l'équipe du professeur Takao Hensch de l'université de Harvard.

 Le médicament a été testé sur un panel d'hommes en bonne santé tous dépourvus de formation musicale avant de leur demander d'exercer leur oreille. Conclusion : les sujets qui ont pris du valproate ont obtenu des résultats bien meilleurs que ceux qui ont ingéré la molécule placebo.


La découverte de ces effets inattendus pourrait avoir des usages bien au-delà de la simple application musicale selon le chercheur. "Un certain nombre d'aptitudes ne peuvent être acquises que pendant des périodes limitées, comme le langage, par exemple.

 L'idée ici était de trouver un moyen de rouvrir la plasticité du cerveau (sa capacité à se modifier) et de la coupler avec un entraînement approprié, pour permettre à un cerveau adulte de redevenir jeune", a expliqué Takao Henschr à la radio NPR (en anglais).

L’épilepsie chez la personne âgée

L’épilepsie chez la personne âgée ?

L’épilepsie est une affection du système nerveux qui peut survenir à n’importe quel âge, indépendamment de toute considération de sexe, de race, d’origine sociale ou de nationalité.


Des études ont démontré que deux groupes d’âge sont plus souvent touchés par l’épilepsie que d’autres: les jeunes enfants (âgés de moins de 9 ans) et les personnes de plus de 65 ans.


En règle générale, les jeunes enfants souffrent d’épilepsie généralisée (les crises touchent d'emblée les deux hémisphères cérébraux) alors que les personnes plus âgées souffrent plutôt d’épilepsie partielle (les crises ne touchent initialement qu’une partie du cerveau).


Les causes les plus fréquentes de l’épilepsie chez les personnes âgées sont:

  • un accident vasculaire cérébral (attaque cérébrale)
  • d’autres maladies comme une tumeur, une lésion cérébrale et la maladie d’Alzheimer
  • la réapparition de crises survenues au cours des années antérieures.

Cependant, dans un cas sur quatre chez la personne âgée, la cause de l’épilepsie n’est pas identifiable.

l'epilepsie ?

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Cette section a pour ultime objectif de vous fournir une information adéquate de ce qu'est l'épilepsie. Les causes qui sont à l'origine à la problématique dont la personne atteinte d'épilepsie doit se confronter pour être considérée comme une personne à part entière en milieu de travail.


L'épilepsie n'est pas une maladie mais plutôt un symptôme qui s'annonce lorsqu'il se produit une décharge électrique anormale dans le cerveau. En effet, c'est le symptôme d'un trouble neurologique; un trouble qui affecte le cerveau et qui se manifeste sous la forme de crises d'épilepsie. En d'autres termes, c'est un genre de tempête ou d'orage électrique imprévu qui se manifeste par différentes crises.


Il existe différents types de crises. La personne souffrant d'épilepsie peut ne faire qu'un type de crise ou en faire plusieurs types différents, soit pendant un seul épisode ou à différents moments. Ces crises sont regroupées en deux (2) catégories, les crises partielles et les crises généralisées.


A) LES CRISES PARTIELLES

Elles sont provoquées par une perturbation électrique dans une région du cerveau. Au moins 65% des personnes atteintes d'épilepsie connaissent ce type de crise. Elles se subdivisent comme suit:

1- LES CRISES PARTIELLES SIMPLES

Mouvements soudains ou agitation, troubles de la vue ou de l'audition, malaises gastriques et sensation de peur, la personne ne perd pas conscience, elle éprouve des sensations inhabituelles, par exemple, une forte odeur des éclats de lumière colorée ou d'autres lacunes visuelles.

2- LES CRISES PARTIELLES COMPLEXES 

Une activité motrice compliquée engendrant une perte de conscience; c'est-à-dire la personne semble étourdie et confuse, elle peut marcher à l'aveuglette, marmonner, tourner la tête constamment ou tirer sur ses vêtements. Plus tard, elle ne se rappellera pas ces mouvements qui lui sont propres.

B) LES CRISES GÉNÉRALISÉES

Les crises généralisées sont celles où l'ensemble du cerveau est atteint. Environ 35% des personnes souffrant d'épilepsie connaissent ce genre de crises qui entraînent des symptômes comme des convulsions.


Voici quelques exemples de crises de cette catégorie:

a) Crises d'absences
La personne peut fixer dans le vide (semble dans la lune) environ 30 secondes puis reprend une activité normale. Souvent ces crises se présentent chez les enfants et disparaissent à l'adolescence. Les adultes ont rarement des crises d'absences. Dans certains cas, les absences peuvent se répéter jusqu'à l00 fois par jour.

b) Crises tonico-cloniques
La plupart des gens qui entendent le mot "épilepsie", c'est à ce type de crises qu'ils pensent. La personne perd connaissance, tombe à terre et son corps est raide, a des tremblements subits du corps, bras, jambes, la respiration est irrégulière ce qui explique le teint bleuâtre. Elles peuvent durer de 2 à 30 minutes.

Certaines personnes éprouvent un signe d'avertissement avant le début d'une crise. Cette sensation peut survenir assez tôt pour que la personne puisse avoir le temps de s'allonger. Certaines sentiront un changement de température corporelle, d'autres éprouveront de la tension ou de l'anxiété. Parfois cela peut être un son, un goût bizarre ou une odeur frappante. Ces sensations se nomment "l'aura" qui leur sert d'avertissement avant le début d'une crise.

N'importe qui peut avoir une crise d'épilepsie, lorsque le système nerveux central est soumis à des stimulations suffisamment fortes. La plupart des gens ont un seuil de résistance assez élevé pour éviter le déclenchement d'une crise mais d'autres peuvent avoir une résistance plus faible.

Entre autre, les accidents de la route sont la cause première de l'épilepsie chez les adultes. Chez les enfants, ce sont les traumatismes de la naissance, chez les personnes âgées, il faut penser aux crises d'apoplexie. Par contre, d'autres causes sont affiliées aux crises d'épilepsie, telles que:

  1. Les anomalies génétiques; 
  2. L'anoxie à la naissance (manque d'oxygène)
  3. Les maladies infectieuses;
  4. Les intoxications, l'alcoolisme;
  5. Les tumeurs cérébrales;
  6. Les traumatismes crâniens;
  7. Les maladies cérébro-vasculaires;
  8. L'empoisonnement, le plus souvent par le plomb;
  9. Une formation de cicatrices au cerveau, à la suite d'une blessure ou d'une intervention chirurgicale, souvent la lésion cérébrale n'est pas plus grosse que la pointe d'une épingle;
  10. Tout ce qui peut ralentir la circulation du sang est susceptible de provoquer une crise. Les troubles vasculaires, les maladies du foie, un changement dans les taux de sucre dans le sang, une carence en vitamines et la déshydratation;
  11. Un arrêt cardiaque, une basse ou haute tension artérielle, l'artériosclérose, la sinusite, les injections, les agents de conservation alimentaire sont aussi des causes.

Nous avons énuméré plusieurs causes possibles à l'épilepsie mais il reste 75% des cas dont la cause n'est pas connue.

L’épilepsie de l’enfant et scolarité ?

L’épilepsie de l’enfant et scolarité ?


L’épilepsie concerne près d’1 % de la population en France. Il existe de nombreux types de cette maladie neurologique qui dépendent de l’âge auquel la première crise est survenue, de la zone du cerveau atteinte, etc. Les deux tiers des patients vont poursuivre une scolarité normale. Les autres seront confrontés à des difficultés lors de leur scolarité.


Le 16 mars 2012, une journée dédiée à l’épilepsie a eu lieu à l’hôpital Robert-Debré, à l’initiative du service de neurologie pédiatrique. Animée par le Dr Stéphane Auvin, neurologue au service de neurologie pédiatrique et maladies métaboliques de l’hôpital Robert-Debré (AP-HP), cette journée a été l’occasion d’aborder les difficultés rencontrées par ces jeunes patients et leur orientation scolaire.

« La scolarisation des enfants épileptiques est un problème de santé publique, annonce le Dr Christine Bulteau,  également neurologue au service de neurologie pédiatrique et maladies métaboliques de l’hôpital Robert-Debré. Les thématiques de l’épilepsie de l’enfant et de l’adulte sont apparues pour la première fois en 2004 avec la loi relative à la politique de santé publique [Loi nº 2004-806 du 9 août 2004].

En 2010, cette loi a été modifiée notamment pour améliorer la prise en charge de l’épilepsie pour les moins de 16 ans et tenter de limiter les difficultés d’insertion qui peuvent être liées aux interdits* de l’épilepsie, aux difficultés d’apprentissage scolaire voire à une mauvaise connaissance de la maladie. »


L’épilepsie est une maladie qui peut entrainer des troubles de la mémoire, de l’attention, de la cognition, mais aussi du comportement. « Ce sont des enfants qui sont souvent décrits comme lents, précise le Dr Bulteau. Cette maladie a une incidence sur la qualité de vie, les jeunes patients sont moins autonomes que les enfants de leur âge. Il semblerait que l’épilepsie entraine plus de difficultés psychosociales que d’autres maladies chroniques comme le diabète ou l’asthme. »


En cas de difficultés pour les apprentissages, il est essentiel de réaliser un bilan neuropsychologique précocement. Il permet d’établir un diagnostic afin d’expliquer les conséquences de la pathologie sur le développement de l’enfant et ses capacités. Le Dr Nathalie Villeneuve, neuropédiatre à l’Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille, souligne « l’importance de discuter avec les parents au fil des consultations et de réfléchir à la scolarité de l’enfant. »

 Car si « l’école est le lieu des premières adaptations sociales, il faut reconnaitre qu’il y a des limites à l’intégration du handicap », indique la neuropédiatre.

 L’enfant doit-il être orienté vers un IME (institut médico-éducatif) ou un SESSAD (service d’éducation spéciale et de soins à domicile) ? Vers des dispositifs spécialisés de l’Éducation nationale tels que les CLIS (classe d’inclusion scolaire) ou les SEGPA (sections d’enseignement général et professionnel adapté) ? Ou est-il capable de suivre le parcours classique ? « La scolarité des enfants avec épilepsie est un enjeu à long terme, un enfant, c’est un futur adulte, qui, dans quelques années, devra trouver sa place dans la société et trouver un métier le plus valorisant possible », estime le Dr Villeneuve.


Mais le choix de la place de ces enfants n’est pas toujours simple. L’étude présentée par le Dr Bulteau, faite à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul de l’AP-HP sur 250 enfants le montre. « Pour chaque enfant, nous connaissions le type de syndrome épileptique, son efficience intellectuelle représentée par le quotient intellectuel (QI) et sa scolarité. Lorsque les enfants avaient une efficience intellectuelle normale (QI supérieur à 90), ils étaient en majorité dans une classe normale.

 À l’inverse, ceux ayant un retard mental (QI inférieur à 50) étaient pour la plupart orientés en institution spécialisée. Mais pour ceux qui avaient un retard très léger, voire une efficience intellectuelle normal-faible, il y en avait autant en classe normale, qu’en classe adaptée type CLIS et qu’en institut spécialisé. Autrement dit, des enfants ayant un niveau intellectuel identique sont orientés différemment, sans que l’on sache vraiment pourquoi. »


« Une enquête réalisée par quatre centres hospitalo-universitaires (Amiens, Nancy, Marseille et hôpital Robert-Debré) auprès des parents d’enfants épileptiques a montré que 80 % des parents craignent que l’épilepsie puisse avoir un retentissement sur la scolarité de leur enfant, et ce, quel que soit leur âge », affirme le Dr Auvin. D’où la nécessité de sensibiliser également les enseignants pour que la scolarité de l’enfant se déroule le mieux possible.

 Des projets d’accueil individualisé (PAI) sont mis en place avec l’aide du médecin scolaire. Il s’agit d’un document administratif à destination de l’équipe enseignante où sont précisées les consignes en cas de crises et les aménagements pédagogiques.


Un certain nombre de types d’épilepsie peut guérir à la fin de l’adolescence. Pour les autres, les difficultés se poursuivent au-delà, notamment avec l’insertion professionnelle. « C’est précocement qu’il faut donc s’investir pour préparer les choix et orientations professionnelles », conclut le Dr Stéphane Auvin.

Maladies

Maladies


Description

Le terme épilepsie provient d'un mot grec qui signifie « être saisi ». Des convulsions subites constituent la principale caractéristique de cette maladie. La personne atteinte peut tomber par terre et éprouver des contractions musculaires spasmodiques quoique ces symptômes ne soient pas toujours présents.

Dans le fonctionnement quotidien du cerveau, des millions de signaux à composantes électriques et chimiques sont transmis à partir de ses cellules nerveuses vers les autres parties du corps. Ces messages électrochimiques sont nécessaires pour presque tout ce que nous faisons et ressentons. Les convulsions sont des décharges anormalement élevées d'activité électrique qui surviennent soudainement dans un grand nombre de cellules nerveuses du cerveau. Elles peuvent entraîner la transmission involontaire de signaux anormalement puissants dans les muscles du corps.

L'épilepsie est l'un des troubles les plus courants du système nerveux central. Il apparaît avant l'âge de 25 ans chez 1 personne sur 100. Un autre 2 % de la population deviendra épileptique entre les âges de 25 et 75 ans.

Causes

L'épilepsie n'est pas une maladie, mais plutôt un symptôme d'un dérangement de la fonction cérébrale qui peut être causé par différents processus pathologiques.

L'épilepsie qui apparaît à l'âge adulte est souvent le symptôme d'une atteinte localisée, comme une mauvaise irrigation sanguine du cerveau, une tumeur cérébrale ou une blessure antérieure à la tête. Dans le cas des enfants, l'épilepsie peut être attribuable à une méningite survenue pendant la tendre enfance ou à des anomalies du développement cérébral, mais elle est souvent héréditaire.

Même si l'on sait que l'épilepsie peut être transmise génétiquement, on ne comprend pas vraiment ce qui distingue le cerveau de la personne touchée par une forme héréditaire d'épilepsie.

Les phénomènes exacts qui surviennent dans le cerveau pendant une crise sont également mal établis. Souvent, les personnes atteintes constatent que des événements particuliers semblent déclencher les crises, notamment :
  • la consommation d'alcool, de cocaïne et d'autres drogues;
  • une exposition à des lumières clignotantes ou stroboscopiques;
  • des modifications hormonales;
  • une hyperventilation;
  • un sommeil insuffisant.
L'épilepsie cataméniale survient à un moment particulier du cycle menstruel de la femme. Les crises qui en découlent surviennent le plus souvent durant l'ovulation ou juste avant le début des menstruations.

 Les convulsions semblent être provoquées par les œstrogènes et prévenues par la progestérone. Cela explique pourquoi les premiers épisodes convulsifs de certaines femmes surviennent au début de la puberté, alors que les œstrogènes sont omniprésents et que la situation s'améliore parfois après la ménopause.



Symptômes et Complications

Avant une crise, de nombreuses personnes atteintes d'épilepsie ressentent un signal avertisseur, appelé aura, pouvant être une odeur, une sensation particulière ou un effet visuel.

 Après la crise, la personne peut être confuse, se sentir fatiguée ou somnolente, éprouver des douleurs musculaires et ne pas se rappeler ce qui est arrivé.


Les gens pensent souvent qu'une personne en crise épileptique risque d'avaler sa langue et de s'étouffer. En fait, cela ne se produit pratiquement jamais. Si l'on cherche à ouvrir la bouche d'une personne qui fait une convulsion, on peut endommager ses dents (ou perdre un doigt). Si la personne en crise est debout, il n'y a généralement rien à faire. Si elle est inconsciente, on peut la placer sur le côté, mettre quelque chose sous sa tête et déboutonner le col de sa chemise.


L'état de mal épileptique qui survient lorsqu'une crise se poursuit pendant plus de 20 à 30 minutes ou se répète plusieurs fois en un court laps de temps constitue cependant une exception. Il peut survenir lorsque le patient interrompt subitement la prise de ses médicaments antiépileptiques. Dans ce cas, il faut appeler une ambulance.

Différents types de crises d'épilepsie

Les crises d'épilepsie sont classées en fonction de leurs caractéristiques particulières.
Les crises partielles ou focalisées touchent une petite région du cerveau et les symptômes de la personne varient selon la région touchée :
  • la crise partielle simple n'entraîne aucun évanouissement ni aucune altération de l'état de conscience. La personne peut ressentir des spasmes dans un bras ou une jambe, avoir un tic facial, éprouver un trouble visuel comme la vue de lumières clignotantes ou encore sentir une odeur anormale. Souvent, les convulsions commencent dans une main ou le visage avant de s'étendre à d'autres parties du corps. Il se peut que les sensations liées au goût et à l'odorat soient fortement amplifiées;

  • en cas de crise partielle complexe, il existe une certaine perte ou altération de l'état de conscience. La personne peut ne pas être consciente de l'endroit où elle se trouve, ce qui peut durer d'une à deux minutes. La personne ainsi atteinte peut avoir le regard fixe, émettre des sons qui ne veulent rien dire ou bouger un ou deux membres de façon saccadée et involontaire.
  •  
  •  Elle ne peut répondre aux questions de façon appropriée. Par la suite, elle se sentira probablement confuse pendant quelques minutes. Les personnes qui subissent une crise partielle complexe peuvent donner des coups inconsciemment aux personnes qui cherchent à les maîtriser.
Les crises généralisées touchent une plus grande partie du cerveau que les crises partielles :
  • les crises tonico-cloniques (« grand mal ») provoquent une chute au sol, une perte de conscience et des spasmes musculaires dans l'ensemble du corps pendant une période d'une ou deux minutes. Il peut aussi parfois survenir une perte de maîtrise de la vessie. Après avoir repris conscience, la personne atteinte peut se sentir très fatiguée et confuse. Une crise partielle peut évoluer en crise tonico-clonique;
  • l'absence épileptique (« petit mal ») survient principalement chez les enfants et entraîne une perte de conscience de 10 à 30 secondes accompagnée de battements rapides et continus des paupières. Les enfants ne tombent pas au sol, mais ils n'ont plus conscience de leur environnement et ne gardent aucun souvenir de ce qui s'est produit pendant la crise;
  • les crises myocloniques sont marquées par des contractions musculaires qui durent moins d'une seconde. Il n'y a pas de perte de conscience, mais la personne atteinte peut laisser tomber ce qu'elle tient entre ses mains;
  • les crises atoniques ou akinétiques sont caractérisées par une perte momentanée du tonus postural, entraînant un affaissement du corps sans perte de conscience. Il en résulte souvent des blessures, car les crises surviennent sans avertissement;
  • les spasmes infantiles ne touchent que les bébés. Ceux-ci inclinent soudainement le corps vers l'avant au niveau du cou ou des hanches. Les crises ne durent que quelques secondes, mais peuvent survenir en séries. Le bébé pleure souvent par la suite et les enfants qui ont des spasmes infantiles sont souvent sujets, plus tard, à d'autres types de crises;
  • les crises fébriles, très fréquentes durant l'enfance, touchent 1 enfant de moins de 5 ans sur 25. L'enfant fait de la fièvre et souffre d'une crise tonico-clonique. Il n'y a généralement qu'une seule crise de courte durée. Il importe de consulter immédiatement le médecin pour lui permettre de diagnostiquer la cause de la fièvre et s'assurer qu'elle ne résulte pas d'une autre affection sérieuse comme une méningite.

Conséquences possibles de l'epilipsie !

Conséquences possibles de l'epilipsie !

Les crises peuvent entraîner des blessures corporelles si la personne perd le contrôle de ses mouvements.
Les individus atteints d’épilepsie peuvent en outre subir des répercussions psychologiques importantes causées entre autres par l’imprévisibilité des crises, les préjugés, les effets indésirables des médicaments, etc.
Les crises prolongées ou qui ne se concluent pas par un retour à l’état normal doivent absolument être traitées d'urgence. Elles peuvent entraîner d’importantes séquelles neurologiques à tout âge.

 En effet, durant une crise prolongée, certaines zones du cerveau manquent d’oxygène. De plus, des dommages peuvent être causés aux neurones en raison de la libération de substances excitatrices et de catécholamines associées au stress aigu.


Certaines crises peuvent même s’avérer mortelles. Le phénomène est rare et méconnu. Il porte le nom de « mort subite inattendue et inexpliquée en épilepsie » (MSIE). On croit qu’une crise pourrait altérer le rythme cardiaque ou faire cesser la respiration. Le risque serait plus élevé chez les épileptiques dont les crises ne sont pas bien traitées.


Une femme atteinte d’épilepsie qui planifie une grossesse doit prendre des précautions particulières. Elle devrait consulter un médecin au moins 3 mois avant la conception. Par exemple, il se peut que le médecin ajuste la médication en raison des risques de malformation congénitale que posent certains médicaments antiépileptiques. De plus, plusieurs médicaments antiépileptiques ne sont pas métabolisés de la même façon durant la grossesse, donc le dosage pourrait changer. À noter que les crises d’épilepsie elles-mêmes peuvent mettre le foetus en danger en le privant d’oxygène temporairement.

Considérations pratiques

En général, si la personne est bien soignée, elle peut mener une vie normale avec certaines restrictions. Par exemple, la conduite automobile ainsi que l'utilisation d'équipement technique ou de machines dans le cadre d'un emploi peuvent être interdites en début de traitement. Si la personne épileptique n’a pas eu de crise durant une certaine période, le médecin peut réévaluer sa situation et lui délivrer un certificat médical mettant fin à ces interdictions.


Épilepsie Canada rappelle que les personnes atteintes d'épilepsie ont moins de crises lorsqu'elles mènent une vie active. « C'est donc dire qu'on doit les encourager à se chercher un emploi », peut-on lire sur leur site Internet.

Évolution à long terme

L'épilepsie peut durer toute la vie, mais certaines personnes qui en sont atteintes finiront par ne plus avoir de crises. Le fait d'avoir eu ses premières crises en bas âge semble favoriser la rémission.

Pour 70 % à 80 % des personnes chez qui la maladie persiste, les médicaments parviennent à éliminer les crises.