L'Epilepsie?
Qu'est-ce que l'épilepsie ?
L’épilepsie est une maladie neurologique mal connue, qui touche près de 500 000 personnes en France, dont la moitié a moins de 20 ans. Elle se caractérise par la répétition de crises imprévisibles, soudaines et souvent très brèves, qui prennent des formes très diverses. C’est la raison pour laquelle il faut parler « DES » épilepsies et non de l’épilepsie.
Ces crises qui surviennent par surprise ont longtemps entouré la maladie d’un halo de mystère.
Aujourd’hui, on sait que son origine est cérébrale et liée à des décharges anormales au sein de réseaux de neurones que l’électro-encéphalogramme peut enregistrer. Mais la peur de l’épilepsie, en partie entretenue par la diffusion des idées reçues, est souvent plus lourde à porter que la maladie elle-même ; on parle de double maladie : pathologie mais aussi maladie sociale du fait du regard des autres.
Aujourd’hui, on sait que son origine est cérébrale et liée à des décharges anormales au sein de réseaux de neurones que l’électro-encéphalogramme peut enregistrer. Mais la peur de l’épilepsie, en partie entretenue par la diffusion des idées reçues, est souvent plus lourde à porter que la maladie elle-même ; on parle de double maladie : pathologie mais aussi maladie sociale du fait du regard des autres.
Les origines
Les épilepsies symptomatiques
Elles sont dues à une lésion cérébrale : malformation congénitale, encéphalite, séquelles d’une souffrance à la naissance, traumatisme crânien, accident vasculaire cérébral, tumeur, infections du Système Nerveux Central, maladies neurologiques évolutives, anomalies des chromosomes, malformations cérébrales…
Les épilepsies cryptogéniques
Lorsque qu’une cause est suspectée, mais ne peut être prouvée par les moyens diagnostiques actuels, on parle d’épilepsie cryptogénique.dont le nombre est en constante diminution du fait de l’évolution permanente des techniques d’exploration.
Les épilepsies idiopathiques
Elles présentent un caractère génétique plus ou moins démontrable et concernent des sujets le plus souvent sans lésion cérébrale.
La prédisposition génétique n’induit pas que l’épilepsie soit une maladie héréditaire donc transmissible (de manière simple et facile). La transmission de l’épilepsie est très complexe et ne concerne qu’un petit nombre de cas. De plus, la même anomalie peut avoir des conséquences différentes selon les personnes.
Les cas d’épilepsie provoqués par une maladie, transmise elle-même génétiquement, sont à considérer différemment.
Les épilepsies idiopathiques de l’adulte sont toujours généralisées. Ce sont essentiellement des épilepsies, datant de l’enfance ou de l’adolescence, n’ayant pas guéri mais le plus souvent en rémission durable sous traitement.
Les épilepsies symptomatiques ou cryptogéniques sont le plus souvent partielles. Elles représentent près de 80% des épilepsies de l’adulte. L’épilepsie peut être ancienne, en relation avec une atteinte cérébrale qui s’est produite dans l’enfance ; elle peut être récente, nécessitant la pratique d’un bilan à la recherche d’une cause séquellaire ou évolutive.
Qui est concerné ?
L’épilepsie peut apparaître à n’importe quel âge, mais elle survient plus fréquemment aux âges extrêmes de la vie, chez les enfants et adolescents, ou bien chez les personnes âgées.
Dans le monde, plus de 40 millions de personnes sont concernées. En France, environ 500 000 personnes sont répertoriées dont 250 000 jeunes de moins de 20 ans. 5 % de la population est ainsi susceptible de faire une crise, un jour. De fait, chaque jour, 100 personnes présentent une première crise, soit près de 40 000 par an. Une fois sur deux, cette crise peut inaugurer une maladie épileptique qui est, après la migraine, la première raison de consultation d’un neurologue.
L’épilepsie ne connaît pas de frontières géographiques, raciales ou sociales.
Les différentes formes
La manifestation visible de l’épilepsie est la crise. Mais on restreint à tort ces crises à la crise tonicoclonique convulsive généralisée, qui se traduit par une perte de connaissance brutale souvent inaugurée par un cri, une contraction musculaire globale, des secousses de l’ensemble du corps, une reprise sonore de la respiration puis un retour progressif à une conscience normale après une période de confusion puis d’abattement. C’est cette crise que retient l’imaginaire collectif, c’est celle qui fait le plus peur par son côté spectaculaire. En réalité, les symptômes cliniques - la manifestation de la crise - varient selon la fonction du cortex cérébral intéressé par la décharge responsable de la crise mais aussi selon que cette décharge a un point de départ localisé sur le cortex (on parle alors d’épilepsie partielle) ou non.
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